Phil Collins, chronique d' un artiste de génie...

 

Phil Collins est né le 30 janvier 1951 à Chiswick. Contrairement à Peter Gabriel, Tony Banks et Mike Rutherford, il a échappé à l'éducation sévère de la Charterhouse. Si Tony et Mike ont toujours fait figure de gent- lemen, Phil passe plutôt pour le pitre du groupe. C'est grace à lui que Genesis s'est départi du sérieux excessif qui le caractéri- sait à ses débuts. Phil Collins reçut son pre- mier tambour alors qu'il n'avait que 5 ans et la légende dit qu'il n'a jamais rien voulu faire d'autre que de la batterie. A part peut-être se donner en spectacle: il ne ratait jamais une occasion d'amuser son public avec son instrument C'est ainsi que, dès son enfan- ce, il se produit dans quelques émissions de radio et de télévision. Et à 9 ans, il commen- ce déjà à jouer dans l'orchestre de danse d'un club nautique. A 14 ans, on lui confie pour neuf mois le rôle d'Artful Dodger dans une adaptation d'Oliver Twist. Parallèlement, il suit des cours d'art dramatique à l'école Barbara Speake. Il aurait certainement vo- lontiers continué à incarner Artful Dodger si sa voix n'avait justement commencé à muer, l'obligeant à renoncer à la pièce. Après quelques petits rôles dans des productions de la BBC, il revient à Oliver Twist, cette fois pour y jouer Noah Claypole. Phil n'a que 13 ans lorsqu'il fait son entrée dans le monde du cinéma. En 1964, il joue dans le premier film des Beatles «A Hard Day's Night». Aujourd'hui, il se rappelle encore la formida- ble expérience que ce fut de participer à un film des Beatles. Ne vous évertuez pas à essayer de le reconnaître sur l'écran, vous ne le trouveriez pas. Il nous explique pour- quoi: «Je n'apparais que comme figurant, noyé dans le public» . Pourtant, son immen- se succès musical n'a pas évincé l'acteur en lui. En 1984, il incarne un présentateur de télévision dans une série de Miami Vice, par exemple. On le retrouve en 1988 dans «Buster», tout a fait convaincant dans le rôle du pilleur de la poste du même nom. Phil le musicien Tout commence lorsque Phil, avec un ami fonde un groupe du nom de Real Thing. Plus tard, il obtient des engagements semi- professionnels avec le groupe Charge puis travaille avec Freehold. Il tient ensuite la bat- terie dans le groupe Hickory Les auteurs Howard et Blaikley leur proposent la ma- quette d'un album et un contrat pour l'enre gistrement du disque. Le groupe ne sera pas mentionné dans Flaming Youth et l'al- bum paraît sous le titre «Ark 11». L'accueil des critiques est favorable mais il n'y aura pas de concert. Puis Rod Mayalls, le frère de John, rejoint le groupe dont la musique devient de moins en moins commerciale. C'est à cette époque que Genesis recher- che un nouveau batteur Phil Collins, ainsi que 14 autres candidats, se présentent pour le bout d'essai. Il s'avère être l'homme de la situation. Excellent batteur, c'est aussi un bon auteur un interprète de talent et un ac- teur né. Il semble aussi être un véritable bourreau de travail puisque, à côté de son travail avec Genesis, il participe aussi à l'en- registrement de six 33 tours avec le groupe Brand X, continue à sortir des disques en solo et à en produire d'autres. Il tient également la batterie dans plusieurs pro- ductions en studio. On a peine à croire qu'il parvient à grappiller plus de deux heures de sommeil! Phil Collins,chronique d'une réussite 1981 - Phil Collins débute une carrière en solo et enregistre son premier album «Face Value» qui se classe en tête du hit-parade britannique des albums le 7 février ll se vend à plus de 900 000 exemplaires en Grande-Bretagne. Près de six mois plus tard, «Face Value» grimpe à la 7ème place aux Etats-Unis et reçoit un disque d'or 1982 - Le 21 juin, Phil Collins participe au premier gala du Prince Trust Rock à Lon- dres. Il joue la partie de batterie pour l'al- bum de Robert Plant «Picture At Eleven». En Septembre, il produit «Something's Going On», l'album solo de Frida, ex-chan- teuse du groupe Abba. Le second album de Phil Collins, «Hello, l Must Be Going» se classe deuxième en Angleterre et reste 160 semaines dans les charts. 1983 - En février, «Hello, 1 Must Be Going» grimpe à la 8ème place dans les charts américains. 1984 - Le 8 juin, Phil Collins participe à nouveau au gala annuel Prince's Trust Rock. Il incarne un présentateur de télévision dans la série «Miami Vice». «Do They Know lt's Christmas» de Band Aid est enregistré en novembre, avec Phil Collins interprète et à la batterie. En duo avec Philip Bailey il con- cocte aussi le tube «Easy Lover». 1985 - Le 26 février, Phil Collins est consa- cré meilleur chanteur pop pour le titre «Against AIl Odds» avec un Grammy. A pei- ne sorti, son album «No Jacket Required» bondit au sommet du hit-parade britannique. Entré le 2 mars, il y restera cinq semaines. Sting, Nathan East et Greg Philliganes sont aussi de la partie. A partir du 30 mars, l'al- bum se maintient pendant sept semaines en tête des charts américains. Le 13 juillet, Phil Collins se produit dans les concerts Live Aid au stade de Wembley de Londres et au sta- de Kennedy de Philadelphie. D'un concert à l'autre, il traverse l'Atlantique en Concorde. Il joue, entre autres, avec Jimmy Page et Robert Plant lors des retrouvailles de Led Zeppelin. En octobre, il interprète «Sepa- rate Lives» avec Marilyn Martin dans «White Nights». 1986 - Le 25 février, lors de la remise des Grammies, Phil Collins rafle tous les hon- neurs avec son album «No Jacket Requi- red»: meilleur artiste de variété, meilleur arti- ste masculin et album de l'année. Le 20 juin, Phil Collins est encore au rendez-vous pour le quatrième gala du prince Trust Rock avec Paul McCartney, Elton John, Tina Tur- ner Dire Straits et bien d'autres. En novem- bre, Phil Collins, ainsi que Nathan East à la basse et Greg Phillinganes au piano électro- nique, accompagnent Eric Clapton pour son nouvel album «August». Phil en est aussi le producteur et participe à la tournée mondia- le qui suit la parution de l'album. En décem- bre, «August» occupe la 3ème place dans les charts britanniques. 1987 - Phil Collins le soliste s'efface et «ln- visible Touch» occupe le devant de la scène! 1988 - En juin, Phil Collins, avec, entre au- tres, Eric Clapton, Joe Cocker et Elton John participent au gala du prince Trust Rock. Le 11 juin, il se produit à la batterie au stade de Wembley à l'occasion de la célébration du 70ème anniversaire de Nelson Mandela. Dans le film «Buster», Phil Collins joue le premier rôle, celui du légendaire pilleur de train. Il interprète aussi la chanson du générique et compose l'album de la bande originale. 1989 - «Two Hearts» de Phil Collins est sa- crée meilleure chanson de film et récompen- sée par un Grammy le 22 février. Le 18 mars vient au monde le premier enfant de Phil Collins, prénommée Lily Jane. Phil est plusieurs fois primé en Grande-Bretagne, au Canada et en Suède pour son interprétation dans «Buster'>. Le 24 août, il incarne l'oncle Ernie dans la pièce de Pete Townshends «Tommy» lors d'une représentation de chari- té à laquelle participent aussi Elton John, Steve Winwood, Patti LaBelle et Billy ldol. Le 2 décembre, son album «But Seriously» grimpe en tête du hit-parade en Angleterre où il se maintiendra 15 semaines. 1990 - A partir du 6 janvier, «But Serious- ly» est classé N. 1 dans le hit-parade amé- ricain des albums. En mars, Phil Collins est sacré meilleur batteur par les lecteurs de la revue musicale Rolling Stones. Le 2 octobre, au Madison Square Garden de New-York, il donne le dernier concert d'une tournée de 9 mois qui l'a entrainé dans 16 pays et 59 vil- les. En novembre, son album «Serious Hits ... Live!» se classe à la 2ème place dans les charts britanniques. A la remise des prix du Billboard Music, Phil Collins remporte la palme du meilleur artiste, du meilleur album du monde et du meil- leur single. 1991 - En janvier Phil et son album «But Seriously» raflent les honneurs lors de la re- mise des American Music Awards: meilleur artiste et meilleur album. Il ne manque pas de profiter de son séjour aux Etats-Unis pour jouer un petit rôle dans «Hook», l'adap- tation de Peter Pan de Spielberg. En février «Serious Hits ... Live!» atteint la 11ème pla- ce au hit-parade américain. A Londres, il accompagne Eric Clapton à la batterie lors du premier de ses 24 concerts. «Another Day In Paradise», le disque de l'année, rem- porte un Grammy Phil Collins est à nouveau sacré meilleur batteur. En mai, à Boston, il se voit décerner le titre honorifique de doc- teur en musique. Et pourtant, Phil de décla- rer: «le plus important pour moi, c'est ma famille, et aucun succès professionnel ne pourra rien y changer.»

 

Cet article est extrait du livret spécial n°1 " Genesis en tournée " par Bastei world stars